Pour quelles matières textiles végétales opter ?

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Que portez-vous aujourd'hui, du synthétique ou du naturel ? Pas facile de s'y retrouver dans les étiquettes de nos vêtements. Les vêtements en fibre végétale existent, mais certains nécessitent des traitements chimiques assez lourds comme le soja, le bambou ou la viscose de bambou. Alors, comment choisir ? Tour d'horizon des fibres végétales utilisées dans l'industrie de la mode.

 

  1. Le coton est une matière naturelle qu’il est préférable d’acheter biologique, car sa fabrication en «conventionnel » implique de grandes quantités de pesticides et de substances blanchissantes. on trouve assez facilement des vêtements dans cette matière dans diverses boutiques en ligne, comme ecocentric.fr et d’autres, citées plus loin. Pour ceux qui tricotent, des pelotes de coton bio (couplés parfois à du bambou) sont en vente sur veganyarn.com
  2. Le chanvre lui est réputé pour sa production ayant peu d’impact sur l’environnement. Une expérimentation de 2012 de la chambre d’agriculture de dordogne a montré qu’il est facile à cultiver, car il nécessite peu d’eau, ne demande pas de produits phytosanitaires, peu d’engrais et pousse vite. Le chanvre permet de créer un tissu très résistant, absorbant, protégeant des UV et agréable à porter été comme hiver. Le filage étant difficile, il reste une matière assez chère, mais pas autant que la fibre d’ortie. En ligne, on peut trouver toute une gamme de vêtements avec du chanvre (à 100 % ou couplé à du coton biologique) sur naturellementchanvre.com. on peut s’en procurer également sur filabio. com, ecoline.com, cabaneachanvre.com, fibris.fr, veggieshop.be... Il faut compter environ 80 € pour un jean en chanvre et coton et autour de 110 € pour un pantalon 100 % chanvre.
  3. Dernière matière à l’honneur : le lin, produit à 80 % en Europe et notamment en France dans le Nord-Pas-de-Calais, en Picardie et en Normandie. Cette fibre ne représente que 1 % des fibres textiles consommées dans le monde. Elle possède pourtant de nombreux atouts : résistante, légère, isolante, biodégradable, anallergique... et sa culture demande moins d’engrais et de pesticides que le coton. Lorsque les plants sont arrivés à maturité, ils sont arrachés et laissés sur place, ce qu’on appelle le rouissage. Les graines permettent de donner l’huile de lin : toute la plante a une utilisation. Après cette étape, le lin est teillé en France, en Belgique ou au Pays-Bas. En revanche, il existe très peu de filatures en Europe et 90 % de la production de lins teillés part en Chine où les vêtements sont alors confectionnés... et principalement vendus en Europe ! on peut trouver des vêtements en lin presque entièrement fabriqués en France, par exemple, sur la boutique « Juste : la révolution textile » (larevolutiontextile.com). 9 étapes sur 10 sont faites dans l’hexagone, seule la filature est assurée en Italie et en Lituanie. Les teintures sont certifiées oeko-Tex, exemptes de produits toxiques pour le corps et l’environnement. Il faut compter 90 € pour un pull et 80 € pour un débardeur. Attention, cette boutique vend également des articles en laine.
  4. Autre matière naturelle, le sabra, fabriqué notamment au Maroc à partir d’aloe vera est une soie végétale infroissable. Il est souvent couplé à du coton, mais aussi parfois à de la laine.
  5. Le lenpur, tiré de branches de pin blanc, est, quant à lui, appelé cachemire végétal. Il est cultivé au Canada et en Chine. Cette matière est dite douce, brillante, anti-odeur... on en trouve notamment dans la literie ou les sous-vêtements.
  6. La fibre Ingeo obtenue par la fermentation du sucre de maïs est biodégradable, résistante aux taches et à l’humidité. Elle est ce- pendant peu produite. on peut la retrouver dans des vêtements de sport.
  7. La fibre d’ortie reste, elle aussi, peu connue bien qu’elle servait autrefois à faire des cordes, car elle est très solide, mais aussi souple. Elle permet d’être au chaud l’hiver en emprisonnant l’air et au frais l’été. Plante vivace, elle ne nécessite pas l’utilisation de produits phytosanitaires pour sa production. Son utilisation reste cependant rare, d’où les prix élevés quand on trouve des produits en contenant, même en faible pourcentage.
  8. Tout comme l’ortie, l’asclépiade est une mauvaise herbe au Québec. Pourtant elle peut se transformer en feutre et devenir un duvet plus chaud et plus isolant que les plumes d’oie.
  9. Plus commercialisé que l’ortie, le lyocell, notamment de la marque Tencel, est extrait de la cellulose de bois d’eucalyptus provenant d’exploitations forestières gérées durablement. Cette matière a un impact réduit sur l’environnement, car les solvants utilisés pour son traitement ne sont pas nocifs. Le lyocell est dit 50 % plus absorbant que le coton, plus doux que la soie et plus rafraîchissant que le lin. on en retrouve par exemple dans des vêtements sur ekyog.com ou komodo.co.uk, quelques-uns sur vetementbio.com, mais aussi dans des matelas. Il faut compter une centaine d’euros pour un pantalon, 70 € pour un T-shirt.

Toutes ces fibres ont généralement un coût plus élevé que ce que l’on peut acheter dans la grande distribution. Reste à savoir les valeurs que l’on souhaite défendre et s’il n’est pas nécessaire de préférer une armoire éthique à une armoire remplie de vêtements dont certains ne voient presque jamais le jour.. 

 

FEMININBIO. "Mode : connaître les fibres végétales." http://www.femininbio.com/beaute-mode/conseils-astuces/mode-connaitre-fibres-vegetales-1-85131


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