Les clés de la confiance en soi 

Nous avons tous des moments dans notre vie où nous nous sentons en position de fragilité, peu sûrs de nous. Dans ces phases parfois difficiles à traverser, nous laissons de côté notre belle assurance et il est facile de perdre pied. A nous de trouver des outils, des béquilles en quelque sorte qui nous aident à reprendre confiance.

 

Bâtir sa confiance en soi lorsque cela n’est pas naturel repose parfois sur des éléments très simples. Encore faut-il les connaître pour pouvoir les utiliser en cas de besoin. Les outils permettant d’y parvenir ne sont pas identiques pour tous, mais il est toujours possible d’en utiliser certains en fonction des circonstances, de notre tempérament, de notre âge ou de nos penchants.

 

Il s’agit dans la plupart des cas d’une période délicate à traverser, sans pour autant que l’on soit dans le besoin de consulter un psychothérapeute. Encore faut-il avoir préparé le terrain et avoir en tête les idées, images, personnes, ou encore objets qui nous permettent de voir la situation sous un autre angle.

 

L’amour propre en question

La fierté, l’amour propre sont de véritables qualités qui n’ont rien en commun avec l’autosatisfaction ou le complexe de supériorité. Le mot fierté est un peu passé de mode, pourtant quoi de plus merveilleux que de s’entendre dire « Je suis fier de toi », que le contexte soit familial (un père face à son enfant) ou professionnel (un patron face à sa nouvelle recrue).

 

Si l’on a la chance d’avoir dans son entourage ne fût-ce qu’une personne qui est à même d’avoir ces mots, ou du moins des mots qui s’en approchent, voici une aide merveilleuse pour asseoir ou réaffirmer son estime de soi.

 

Retrouver la fierté

Dans  l’idéal, il convient aussi d’être autonome, et donc en capacité de se dire « Je suis fière de moi » et procéder ainsi à une auto-guérison. Non pas forcément à haute voix, au risque de paraître quelque peu égocentrique, mais du moins savoir que l’on bâtit sa vie peu à peu sur des principes dont on sait qu’ils sont positifs et respectables.


L’essentiel dans cette fierté est de ressentir que l’on agit en conformité avec les principes qui nous ont été inculqués ou que nous avons acquis. Se rappeler les fondamentaux sur lesquels on a décidé d’avancer est une façon de prendre du recul.

 

Se donner des challenges

Les personnes qui croient en elles ont naturellement tendance à se lancer dans des projets qui vont développer leur potentiel. Un cercle vertueux en quelque sorte. Celles qui manquent d’estime en elles auront a contrario tendance à renoncer à se lancer dans des défis, même modestes. Par peur de ne pas en avoir les capacités ou par peur de ne pas être à même de supporter l’échec. La définition même du cercle vicieux.

 

Se lancer des challenges, quels qu’ils soient, même peu glorieux, peu importe à vrai dire, est une bonne façon d’augmenter peu à peu notre confiance en nous. Dans une période de difficultés où l’on se retrouve mise en question, une fois la situation analysée, au lieu de ressasser, mieux vaut penser à un nouveau défi. Mais un défi simple, facile à réaliser, disons-le tout net, que nous sommes susceptibles de remporter sans grande difficulté.

 

L’objectif est bien entendu de restaurer en partie notre confiance en nous. Il peut s’agir d’une petite compétition sportive, d’un rapport à remettre plus tôt, d’une discussion retardée à avoir… L’important est de remettre la machine du quotidien en route.

 

L’aide des proches

Fréquenter régulièrement des personnes aimantes et qui vous veulent du bien est une aide précieuse pour l’estime de soi, et ce en tous temps, et particulièrement lorsque le moral est en berne. A contrario, il faut éviter dans un tel contexte de rencontrer des personnalités « toxiques », aigries, méchantes…

 

Pour garder une bonne estime de soi quelles que soient les circonstances, notre amoureux, nos parents, nos amis, peu importe sont des appuis sur lesquels il est possible de se reposer momentanément. Il ne s’agit pas simplement de réconfort, car l’amitié ou l’amour poussent parfois à tout pardonner ou à défendre la personne aimée quelle que soit la situation. Au contraire, il s’agit ici de s’entendre dire la vérité, mais avec une bienveillance réelle.

 

Après tout, dans ce type de relations, l’aide est assez naturelle. Mais encore faut-il faire parler et avouer que l’on a besoin d’un peu de baume au cœur. Nous sommes tous pris dans nos soucis personnels, ainsi que dans la routine des activités quotidiennes. Il convient d’être suffisamment simple pour solliciter un avis, dont on sait qu’il sera a priori favorable.

 

Ainsi, lorsque l’on démarre dans la vie professionnelle, il est assez facile de se faire déstabiliser par un commentaire acerbe de la part de la hiérarchie et de se sentir soudainement peu de chose. En parler et évoquer le sujet avec un proche aimant permet de recadrer la situation et de revenir travailler le lendemain en ayant eu la possibilité de relativiser au lieu de dramatiser.

 

Savoir accepter l’échec

Personne ne peut vivre toute une vie sans connaître aucun échec. Il est normal d’avoir à affronter des événements de ce type, désagréables sans aucun doute, mais inévitables. Pour autant, l’échec ne devient catastrophique que si son propre système de valeurs, ainsi que son estime de soi sont faussés.

 

L’erreur est humaine dit-on et permet aussi d’enrichir son expérience.  Les suicides sont parfois le résultat de cet engrenage dont on ne parvient pas à sortir et qui mène à une véritable dépression. Le monde semble alors sans aucun recours, les problèmes sans solutions, et seule une issue fatale semble encore envisageable.

 

Il s’agit ici d’un cas extrême, pour autant certains échecs sont plus cuisants que d’autres, notamment lorsque l’on a la sensation de pas avoir fait le maximum pour changer la donne. Il est important dans ces moments de se remémorer que l’échec fait partie de la vie et savoir tirer les conclusions au plus vite afin de pouvoir passer à autre chose. Cette démarche salvatrice est essentielle pour ne pas ne pas répéter les mêmes erreurs en boucle et en permanence.

 

Le recours à autrui

Lorsque la situation s’envenime et que l’on commence à perdre pied, il y aussi la possibilité de demander l’aide d’une personne neutre. Il peut s’agir d’un psychologue, d’un coach, d’un spécialiste des relations humaines, du développement personnel, tout dépend de ce qui a contribué à la déstabilisation.

 

Il existe ainsi des professionnels qui travaillent notamment avec les femmes qui ont arrêté de travailler pendant des années, la plupart du temps pour s’occuper des enfants, mais aussi parfois suite à une maladie. Le fait de repartir dans un milieu professionnel est fréquemment l’occasion d’une remise en question quant à ses compétences.

 

Les jaloux, les mesquins sont monnaie courante et la femme qui revient est souvent plus vulnérable. Il est alors intéressant de se faire aider par quelques séances faites avec un spécialiste. Idem pour les personnes qui ont dû subir un licenciement, et dont l’égo a été mis à rude épreuve. Difficile de surmonter ses doutes dans ce cas. Se préparer en consultant est une solution à envisager.

 

Croire en soi est une attitude, un comportement à intégrer au quotidien. Il est évident que le passé aide à se rassurer, à ne pas se laisser influencer par des personnes néfastes. Ce passé peut être celui de l’enfance, mais il est plus souvent celui de la vie d’adulte et des étapes qui ont été franchies avec succès.

 

Tout ce qui nous aide à croire en nous est la plupart du temps assez simple à trouver. Il suffit de réfléchir en toute quiétude pour retrouver sa stabilité. Qu’il s’agisse d’objets concrets, de simples pensées, de relations, de coachs, ces aides sont bel et bien réelles. Peu importe qu’elles ne soient pas nombreuses, croire en soi n’est pas une question de quantité.


ENTREPRENDRE. FR. "Comment apprendre la confiance en soi". Publié le 21 Septembre 2015. http://www.entreprendre.fr/trigano-mise-sur-litalie

 

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